Portraits d’adhérents #17 : La Meson

Le PAM met en avant ses adhérents à travers leur portrait, pour valoriser leurs initiatives et projets innovants ! En juin, nous vous présentons, pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, la Meson. Sarah Lepêtre, directrice de la salle marseillaise, nous présente ce lieu atypique aux multiples facettes.

Comment est née La Mesón ? De quelles initiatives ?

On est en novembre 2001. Gilles travaillait au bar du Champ de Mars à La Plaine, où je venais avec mes collègues instit, on refaisait le monde autour d’un verre, on montait des projets. Avec Gilles, on a flashé et on a décidé d’organiser ensemble des soirées qui mélangeaient musique au transistor à cassette et bouffe au kilo ! C’était à la Rôtissoire, rue Bussy l’Indien et c’était dingo ! Par la suite, mon amie Anne m’a présentée La Rubia qui partait à Jerez et quittait son lieu flamenco rue Consolat et on n’a pas hésité, c’était parti. La Mesón était née ! En janvier 2004.

On a continué les cours de flamenco mais d’emblée, notre volonté a dépassé le cadre de l’enseignement pour devenir un véritable lieu de vie culturelle : accueil de concerts, résidences, créations, projets participatifs, actions territoriales et coopérations artistiques. L’idée fondatrice reste la même aujourd’hui : défendre une culture vivante, accessible et profondément collective.

Pouvez-vous nous faire l’historique et nous citer les projets les plus marquants que vous avez accueillis ?

Au début ça partait donc un peu dans tous les sens : cours de danse, tablao flamenco, concerts avec artistes professionnels ou amateurs, ciné-club, théâtre, cuisine associative, etc. Puis, petit à petit, la structure s’est professionnalisée : emploi d’une équipe, déclarations des artistes et techniciens, obtention des licences de production, montage de dossier de subvention, etc.

Concernant les projets les plus marquants c’est difficile d’en choisir certains, tant nous sommes attachés à tout ce que nous avons fait, des idées les plus modestes aux projets les plus ambitieux. Disons par pirouette, que ce sont les projets à venir qui sont les plus chers à nos yeux !

Mais, au-delà des projets artistiques eux-mêmes, ce sont surtout les croisements entre disciplines, générations et esthétiques qui constituent l’ADN du lieu.

Pouvez-vous nous présenter vos événements hors-les-murs tels que AU LARGE Festival et Kiosque & Co, et quelle plus-value apportent-ils à votre projet ?

Les projets hors-les-murs prolongent naturellement le travail mené à La Mesón en permettant d’aller à la rencontre d’autres publics et d’investir des espaces différents.

AU LARGE est né de cette envie de proposer un festival à taille humaine, éclectique, convivial et exigeant artistiquement, dans un cadre exceptionnel face à la mer. Organisé au Théâtre Silvain et à la Citadelle de Marseille, le festival défend une programmation sans frontières esthétiques, mêlant artistes reconnus et découvertes. AU LARGE est pensé comme un moment de partage et d’expérience collective, où la qualité artistique dialogue avec la simplicité du rapport au public.

Kiosque & Co s’inscrit dans une autre logique complémentaire : aller directement dans l’espace public, au cœur des quartiers et de la vie quotidienne des habitants, avec des propositions accessibles, gratuites et fédératrices.

Ces projets hors-les-murs apportent une autre visibilité à notre travail, permettent de créer des passerelles entre les publics et renforcent notre volonté de défendre une culture ancrée dans le territoire, mais ouverte sur le monde, en somme à l’image de Marseille : ville où le métissage est de rigueur et la différence est une force !

Vous êtes impliqués au sein du collectif « La Responsabilité des Rêves » : qu’est-ce que cela implique et qu’est-ce que cela vous apporte ?

La Responsabilité des Rêves est une aventure collective qui réunit plusieurs lieux culturels marseillais autour de valeurs communes : coopération, mutualisation, diversité artistique et engagement territorial.

Cette dynamique nous permet de partager des outils, des compétences et des réflexions stratégiques entre structures : l’Espace Julien, Le Makeda, le Théâtre de l’Œuvre et La Mesón.

Au-delà des aspects opérationnels, cela nourrit une vision de la culture : plus solidaire, plus transversale et plus attentive aux enjeux sociaux, environnementaux et humains du secteur. Cette coopération nous permet aussi d’être plus solides collectivement, de développer des projets ambitieux et de mieux accompagner les artistes et les équipes.

Quelles sont les perspectives pour les années à venir ?

Les prochaines années seront consacrées à la consolidation et au développement des projets existants, tout en continuant à expérimenter de nouvelles formes de coopération et de création.

Nous souhaitons renforcer encore l’accompagnement des artistes, développer les résidences et les collaborations internationales, poursuivre les actions en faveur de l’inclusion et de l’accessibilité, et continuer à faire dialoguer les esthétiques et les publics.

Nous avons également la volonté de continuer de prendre soin de notre chère Meson. Des travaux de rénovation et d’amélioration sonore notamment, sont prévus à horizon 2027.

Le développement d’AU LARGE Festival fait également partie des perspectives importantes, avec la volonté de préserver son identité humaine et singulière tout en affirmant son rayonnement.

Enfin, nous souhaitons continuer à défendre des modèles culturels fondés sur le collectif, la transmission et l’ancrage territorial, dans un contexte où ces valeurs nous semblent plus essentielles que jamais.

> Pour plus d’infos sur La Meson, cliquez ici <

S’abonner à notre newsletter
Suivez-nous
L’équipe du P.A.M. Gouvernance Nos partenaires Politique de confidentialité Mentions légales Crédits
PAM 2026