Le CNM et l’Arcom publient une étude sur le livestream musical

Jeudi 30 juin, le Centre national de la musique et l’Arcom présentent les résultats de leur étude conjointe sur le développement du livestream musical, à l’occasion de la 8e édition du Forum Entreprendre dans la culture.

Cette étude comporte deux volets :

- Un volet économique, mené de septembre à décembre 2021 par le cabinet PMP à partir d’analyse documentaire, d’une trentaine d’entretiens et de deux ateliers prospectifs avec les professionnels de la musique ;

- Un volet usages, s’appuyant sur 12 entretiens qualitatifs et une phase quantitative réalisés par l’Ifop auprès d’un échantillon représentatif de 1 201 internautes et d’un suréchantillon de 816 consommateurs de livestream musical, entre janvier et février 2022.

Les enseignements clés de l’étude du CNM et de l’Arcom
Le marché du livestream musical concerne près de la moitié des internautes français
Le livestream musical est apparu dès 2007, permettant la captation et la retransmission de concerts et spectacles en direct ou en différé. Avec la crise sanitaire, le marché du livestream musical s’est fortement développé dans un contexte de fermeture des salles de spectacle. En février 2022, 45 % des internautes français déclaraient avoir déjà visionné un livestream musical.

Depuis la reprise du spectacle vivant, seuls 10 % des consommateurs de livestream musical ont cessé ces pratiques
Les consommateurs de livestream musical ont un profil plus jeune que la moyenne des internautes français, avec une surreprésentation des moins de 35 ans (45 % des consommateurs de livestream musical). Les adeptes de livestream musical consomment également régulièrement de la musique et des concerts physiques.
La crise a accéléré et ancré le développement du livestream musical : 39 % des consommateurs actuels de livestream ont débuté leurs pratiques depuis le début de la pandémie. À l’inverse, seuls 10 % des consommateurs ont mis fin à ces usages depuis la réouverture des salles.
En outre, si près de la moitié des consommateurs de livestream déclare en avoir déjà visionné de manière payante (46 %), cette propension à payer est en baisse depuis la réouverture des salles.

L’offre de livestream se professionnalise progressivement
Le modèle économique du livestream musical a évolué depuis ses débuts, passant de formes artisanales à un modèle payant, le plus souvent à l’acte. Il inclut désormais une diversité de modèles économiques et d’acteurs. Toutefois, l’offre reste encore peu développée sur le marché français, où les investissements sont peu nombreux en comparaison au marché anglo-saxon et notamment américain.

La nécessité de développer des offres dématérialisées de spectacles diversifiés et innovants
L’étude identifie plusieurs enjeux pour le développement du marché du livestream dans le secteur de la musique et des variétés :

*une problématique de rentabilité ;
*un cadre réglementaire à définir ;
*le risque d’un développement de pratiques illicites ;
*une nécessité de proposition de valeur distincte du concert physique.

Trois scénarios prospectifs pour le livestream à l’horizon 2030
À l’horizon 2030, le livestream musical pourrait évoluer vers :

1.un complément du concert physique ;
2.une performance technologique (spectacle augmenté, métavers) ;
3.un outil principalement promotionnel.
Ces trois scénarios pourraient cohabiter, et leur réalisation dépendra de plusieurs enjeux, dont la juste répartition des droits et la place des acteurs traditionnels du spectacle vivant dans la chaîne de valeur.

Les événements considérés dans l’étude comme des livestreams musicaux peuvent être diffusés directement sur les réseaux sociaux des artistes, des salles ou des festivals (au travers de comptes Facebook, YouTube, Instagram, TikTok ou Twitch par exemple), ou sur des plateformes dédiées à la diffusion de représentations et de contenus culturels (comme Arte Concert, Culturebox ou le service en ligne de l’Opéra de Paris).

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L’essentiel résumé en 5 pages > <