Activités & compétences des pôles régionaux -L’Irma enquête

TERRITOIRE
Dans le cadre de la préparation des Rencontres nationales Ressource & Territoires qui se sont tenues le 12 juin à Paris, l’IRMA a réalisé une enquête-flash afin de mieux connaître les activités des pôles régionaux de musiques actuelles et de leurs adhérents. Un sondage évalue également leurs compétences par domaines et activités.

Cette enquête témoigne d’un ensemble d’éléments qui décrivent le périmètre d’activités de ces pôles qui sont principalement financés par leur Région respective et sont impliqués dans un ensemble d’actions liées aux musiques actuelles sur leur territoire.

Cette enquête a été réalisée par l’IRMA auprès des 13 structures identifiées par la Coordination des pôles et réseaux régionaux en musiques actuelles, à savoir :

Après-Mai pour la Région Bretagne
Fraca-MA pour la Région Centre-Val de Loire
Grand Bureau pour la Région Auvergne-Rhône-Alpes
Haute-Fidélité pour la Région Hauts-de-France
La Féma pour la Région Bourgogne-Franche-Compté
Le Pôle pour la Région Pays de la Loire
Octopus pour la Région Occitanie
PAM pour les Régions Sud-PACA et Corse
POLCA pour la Région Grand Est
PRMA pour La Réunion
RMAN pour la Région Normandie
RIF pour la Région Île-de-France
RIM pour la Région Nouvelle-Aquitaine

Les résultats présentés sont issus des données fournies par les pôles régionaux durant le mois de mai 2019. Ils représentent les réponses des 13 pôles enquêtés (100% de taux de réponse), en dehors des cartographies relatives aux adhérents des pôles qui ne concernent que la France métropolitaine.

Synthèse de l’enquête

Les adhérents des pôles

Les 13 pôles ont des adhérents et animent un réseau de membres.
4 pôles possèdent un faible nombre d’adhérents (moins de 50) comme Après-Mai en Bretagne ou La Féma en Bourgogne-Franche-Compté qui sont des pôles récemment constitués. Les 8 autres pôles de France métropolitaine affiche entre 59 et 142 membres.
Le nombre d’adhérents d’un pole est une donnée mouvante qui fluctue dans le temps, notamment en fonction du cycle de vie des structures membres, des campagnes d’adhésions, mais également au gré de l’avancement des fusions/regroupements de pôles au niveau régional.
L’activité principale des adhérents (qui possèdent souvent plusieurs activités) relève majoritairement du domaine du spectacle vivant dans toutes les Régions étudiées. Le spectacle (salles, festivals, tourneurs, etc.) va jusqu’à représenter le domaine principal d’activité pour près de 80% des adhérents d’Après-Mai en Bretagne ou d’Octopus en Occitanie.
Dans une moindre mesure, l’activité principale des adhérents relève également de deux autres champs : celui de la musique enregistrée (label, studio d’enregistrement, distributeur, disquaire, etc.), notamment là où des fédérations régionales de labels préexistaient aux regroupements des Régions et des pôles (comme avec Phonopaca en Sud-PACA, la Feppia en Aquitaine et la Feppra en Rhône-Alpes) ; et celui de la formation / accompagnement (écoles de musique, studios de répétition, centres de ressources, etc.) qui arrive au second rang en matière de domaine d’activité principale des adhérents en Île-de-France, en Pays de la Loire et en Hauts-de-France.

Les activités des pôles

100% des pôles font de l’animation de réseau, de l’organisation de rencontres professionnelles, de la veille et du partage d’informations. Parmi les activités les plus fréquemment proposée par les pôles, viennent ensuite l’appui à la construction de politiques publiques, les actions de santé et de prévention des risques, et le conseil/orientation des porteurs de projets musicaux.
Peu d’activités des pôles ne sont strictement réservées qu’à leurs adhérents. La plupart du temps, les activités d’un pole sont ouvertes et disponibles à tous sur leur territoire respectif.
Parmi les activités que les pôles ne font pas mais aimeraient faire, les plus fréquemment citées sont le fait de mener des actions sociétales et durables, d’éditer des outils/ressources qualifiés, de produire des études, de proposer des formations, de la documentation ou une plate-forme de networking.
Pour certaines activités, les pôles s’appuient fréquemment sur les outils/services de l’IRMA : 85% dans le cadre de la veille et du partage d’informations, ou près de 70% dans le cadre du conseil et de l’orientation des porteurs de projets musicaux.

Les compétences des pôles

Les pôles se sentent globalement compétent sur les principales activités qu’ils mènent (organisation de rencontres, conseil, prévention des risques) mais également en matière de repérage et d’accompagnement d’artistes où ils s’estiment compétent à hauteur de 75%.
À l’inverse, ils s’estiment majoritairement en besoin de compétences en matière de gestion d’un centre de documentation, d’actions sociétales et durables, et de production de ressources qualifiées.
Les besoins en compétences font apparaître la possible difficulté pour les pôles à maîtriser des activités très distinctes qui n’appellent pas aux mêmes savoirs-faire ni aux mêmes domaines d’expertise.
Les pôles s’estiment compétents ou très compétents pour organiser des ressources en matière de politique publique, de financement, de pratiques en amateur, d’organisation de spectacles, de formation non-artistique, et dans une moindre mesure de droit social.
En revanche, les pôles se sentent moins bien armés et compétents pour répondre aux demandes dans les domaines de la facture instrumentale, du droit commercial et de la musique à l’image.

https://www.irma.asso.fr/article183614